Looking for French proof reader
Hi, I’m looking for French speakers who can help correct a text of 900 words.
We have been reading Moderato cantabile in one of my French classes and one of the homework assignments we got was to “rewrite” the story (up to 1,5 pages at most) with a different point of view. (Yay, fanfiction for homework! *lol*)
I chose to try the point of view of Chauvin. The professor has now read my work and commented on it (“Je suis d'accord avec vos analyses et raisonnements [...]. Cela vaut aussi pour le récit du point de vue de Chauvin, que je trouve très "durassien" dans le style. ), so, that’s all good. BUT the professor didn’t correct the text and he’s not going to, we’re done with it now. That’s why I come to you for help.
I’m sure there are mistakes in the text and I’d really like to improve my writing as much as I can. We write quite a lot in these classes but the important things is what we write, and that we do it at all, not how we write…
Anne parle de la printemps et l’instant après elle parle déjà de la femme morte. Anne veut parler d’elle et je veux parler d’Anne. C’est la même chose, bien qu’elle fait semblant de l’ignorer. Elle ne connais même pas sa propre âme, elle ne connait que la peur quand le troènes grincent dans la nuit. C’est pour ça qu’elle veut tout savoir sur cette curieuse mort.
Au début je n’ai pas compris ce qu’elle voulait. Etait-elle une simple commère ? Je l’ai invitée à boire et à parler pour la connaître. Elle est loin de commère. Elle ne s’intéresse pas du tout à cette crime, à cette mort. Elle ne s’intéresse qu’à Anne Desbaresdes et sa vie qu’elle ne comprends pas.
Au début, ses questions me semblaient un peu morbides. Ensuite j’ai inventé une histoire pour la provoquer, pour la comprendre. « Je crois qu’il l’a visée au coœur comme elle le lui demandait. »
Une gémissement douce comme si j’étais son tourmenteur.
Non, pas un tourmenteur. Je suis la clé qui peut délivrer la Shéhérazade en elle-même. Elle me regarde, je suis devenu une mirroir, la réflection de sa Shéhérazade.
« J’ai dû trop boire », dit-elle, elle aime le goût du vin, elle vient de le découvir. Elle boit plus que moi, elle boit mes yeux aussi, elle a soif et elle boit les mots qui coulent de mes lèvres comme s’ils étaient du vin. Le vin, les mots, les mensonges.
Je répète : « Parlez-moi » pour savoir ce que je vais lui dire. J’utilise ses propres mots, c’est Anne qui dirige ce jeu. Je ne connais pas le fin de ce jeu, de cette histoire, je ne connais que mon rôle.
C’est dificille de savoir la vérité. Je parle de ses seins sans qu’elle ne réagit. Je ne veux pas parler de cette manière et j’ajoute que je m’appelle Chauvin, comme si cela me donne le droit de lui dire n’importe quoi. Elle se fiche de mon nom et ses yeux me donnent le droit de lui dire n’importe quoi. Je prends ce droit et mon histoire, celle qu’elle désire, devient plus à plus sombre. Je dis : « Oui, une chienne. » Je dis : « Peut-être a-t-il eu envie de la tuer très vite. Parlez-moi. »
Je veux qu’elle me parle, je veux savoir si c’est cela qu’elle veut entendre. Nous avons déjà inventé cette vérité : La femme voulait mourir. Si cet homme inconnu a eu envie de tuer sa femme dès les premières fois qu’il l’a vue, cela veut dire qu’elle aussi le voulait depuis toujours. Comme si elle était déjà morte.
Nous nous approchons.
Je dois lui dire que je ment. La maison isolée, le jeu violent des amants, la femme comme une chienne... Je ne sais pas si je supporte plus cette histoire. Qu’attends-elle de moi ? Que veut-elle que je lui dise encore ?
« Non », dit-elle, elle ne veut pas entendre ses mots qui sont la vérité ; je ment.
Anne Desbaresdes, elle veut que je l’invente. Oui, je l’invente. Le soir où je rôde le boulevard de la Mer, je la vois par la fenêtre. Je vois la fleur qui ne lui va pas, la fleur qui se fane déjà. Anne croit maintenant qu’elle aime ces fleurs, qu’elle les portent depuis toujours.
Je mentais ce jour dans la café quand je disais que je l’avais vue.
Tout le monde ment, même les innocents. C’est pourqoui on peut trouver la vérité seulement au bout de la plus grande mensonge. La plus grande mensonge, c’est celle qui se croit être la vérité. Les mot cachent plus qu’ils ne montrent. C’est pourquoi je veux qu’elle me parle. Je m’intéresse à sa façon de se cacher.
Je n’ai jamais vu cette fleur au-dessus de ses seins ; elle ne se rappelle pas. Je l’ai parlée. Après, elle a porté une fleur au-dessu de ses seins, celle que j’ai inventée.
Anne Desbaresdes s’invente en parlant et j’ose poser ma main sur la sienne. Cette belle femme qui ne connait pas sa beauté, qui ne connait pas sa vie ou la ville où elle promène tous les jours, qui ne connait même pas son petit garçon.
J’ai un peu peur car il me semble qu’elle ne veut jamais arrêter ce jeu, ces rencontres pleins du vin et des mensonges.
Mais enfin elle le dit : « J’ai peur ». Elle crie. Elle accepte sa peur, elle veut se noyer dans la peur une fois pour toutes, se noyer dans la vraie peur pour la première fois. Elle a tout oublié maintenant de ses troènes, son hêtre, sa maison.
Le baiser, ses lèvres sur les miens, c’est une tentative. J’aurais voulu qu’elle le fasse tous les jours, pour toujours. Ce n’est pas ce qu’elle veut. Donc il faut que je le dise même si je sais que je vais la perdre. Je dis : « Je voudrais que vous soyez morte. »
Et enfin, Anne Desbaresdes sait qu’elle n’a qu’une vie. Enfin, elle comprends.
Elle voulait croire que la femme tuée désirait la mort. En comprenant pourqoui, elle pourrait savoir si elle aussi voulait mourir. Elle a essayé de devenir cette autre femme mais il faut que je deviens le tueur par mes mots pour qu’elle arrive a comprendre qu’elle veut vivre.
Anne Desbaresdes me quitte ; elle n’a plus besoin de moi.
We have been reading Moderato cantabile in one of my French classes and one of the homework assignments we got was to “rewrite” the story (up to 1,5 pages at most) with a different point of view. (Yay, fanfiction for homework! *lol*)
I chose to try the point of view of Chauvin. The professor has now read my work and commented on it (“Je suis d'accord avec vos analyses et raisonnements [...]. Cela vaut aussi pour le récit du point de vue de Chauvin, que je trouve très "durassien" dans le style. ), so, that’s all good. BUT the professor didn’t correct the text and he’s not going to, we’re done with it now. That’s why I come to you for help.
I’m sure there are mistakes in the text and I’d really like to improve my writing as much as I can. We write quite a lot in these classes but the important things is what we write, and that we do it at all, not how we write…
Anne parle de la printemps et l’instant après elle parle déjà de la femme morte. Anne veut parler d’elle et je veux parler d’Anne. C’est la même chose, bien qu’elle fait semblant de l’ignorer. Elle ne connais même pas sa propre âme, elle ne connait que la peur quand le troènes grincent dans la nuit. C’est pour ça qu’elle veut tout savoir sur cette curieuse mort.
Au début je n’ai pas compris ce qu’elle voulait. Etait-elle une simple commère ? Je l’ai invitée à boire et à parler pour la connaître. Elle est loin de commère. Elle ne s’intéresse pas du tout à cette crime, à cette mort. Elle ne s’intéresse qu’à Anne Desbaresdes et sa vie qu’elle ne comprends pas.
Au début, ses questions me semblaient un peu morbides. Ensuite j’ai inventé une histoire pour la provoquer, pour la comprendre. « Je crois qu’il l’a visée au coœur comme elle le lui demandait. »
Une gémissement douce comme si j’étais son tourmenteur.
Non, pas un tourmenteur. Je suis la clé qui peut délivrer la Shéhérazade en elle-même. Elle me regarde, je suis devenu une mirroir, la réflection de sa Shéhérazade.
« J’ai dû trop boire », dit-elle, elle aime le goût du vin, elle vient de le découvir. Elle boit plus que moi, elle boit mes yeux aussi, elle a soif et elle boit les mots qui coulent de mes lèvres comme s’ils étaient du vin. Le vin, les mots, les mensonges.
Je répète : « Parlez-moi » pour savoir ce que je vais lui dire. J’utilise ses propres mots, c’est Anne qui dirige ce jeu. Je ne connais pas le fin de ce jeu, de cette histoire, je ne connais que mon rôle.
C’est dificille de savoir la vérité. Je parle de ses seins sans qu’elle ne réagit. Je ne veux pas parler de cette manière et j’ajoute que je m’appelle Chauvin, comme si cela me donne le droit de lui dire n’importe quoi. Elle se fiche de mon nom et ses yeux me donnent le droit de lui dire n’importe quoi. Je prends ce droit et mon histoire, celle qu’elle désire, devient plus à plus sombre. Je dis : « Oui, une chienne. » Je dis : « Peut-être a-t-il eu envie de la tuer très vite. Parlez-moi. »
Je veux qu’elle me parle, je veux savoir si c’est cela qu’elle veut entendre. Nous avons déjà inventé cette vérité : La femme voulait mourir. Si cet homme inconnu a eu envie de tuer sa femme dès les premières fois qu’il l’a vue, cela veut dire qu’elle aussi le voulait depuis toujours. Comme si elle était déjà morte.
Nous nous approchons.
Je dois lui dire que je ment. La maison isolée, le jeu violent des amants, la femme comme une chienne... Je ne sais pas si je supporte plus cette histoire. Qu’attends-elle de moi ? Que veut-elle que je lui dise encore ?
« Non », dit-elle, elle ne veut pas entendre ses mots qui sont la vérité ; je ment.
Anne Desbaresdes, elle veut que je l’invente. Oui, je l’invente. Le soir où je rôde le boulevard de la Mer, je la vois par la fenêtre. Je vois la fleur qui ne lui va pas, la fleur qui se fane déjà. Anne croit maintenant qu’elle aime ces fleurs, qu’elle les portent depuis toujours.
Je mentais ce jour dans la café quand je disais que je l’avais vue.
Tout le monde ment, même les innocents. C’est pourqoui on peut trouver la vérité seulement au bout de la plus grande mensonge. La plus grande mensonge, c’est celle qui se croit être la vérité. Les mot cachent plus qu’ils ne montrent. C’est pourquoi je veux qu’elle me parle. Je m’intéresse à sa façon de se cacher.
Je n’ai jamais vu cette fleur au-dessus de ses seins ; elle ne se rappelle pas. Je l’ai parlée. Après, elle a porté une fleur au-dessu de ses seins, celle que j’ai inventée.
Anne Desbaresdes s’invente en parlant et j’ose poser ma main sur la sienne. Cette belle femme qui ne connait pas sa beauté, qui ne connait pas sa vie ou la ville où elle promène tous les jours, qui ne connait même pas son petit garçon.
J’ai un peu peur car il me semble qu’elle ne veut jamais arrêter ce jeu, ces rencontres pleins du vin et des mensonges.
Mais enfin elle le dit : « J’ai peur ». Elle crie. Elle accepte sa peur, elle veut se noyer dans la peur une fois pour toutes, se noyer dans la vraie peur pour la première fois. Elle a tout oublié maintenant de ses troènes, son hêtre, sa maison.
Le baiser, ses lèvres sur les miens, c’est une tentative. J’aurais voulu qu’elle le fasse tous les jours, pour toujours. Ce n’est pas ce qu’elle veut. Donc il faut que je le dise même si je sais que je vais la perdre. Je dis : « Je voudrais que vous soyez morte. »
Et enfin, Anne Desbaresdes sait qu’elle n’a qu’une vie. Enfin, elle comprends.
Elle voulait croire que la femme tuée désirait la mort. En comprenant pourqoui, elle pourrait savoir si elle aussi voulait mourir. Elle a essayé de devenir cette autre femme mais il faut que je deviens le tueur par mes mots pour qu’elle arrive a comprendre qu’elle veut vivre.
Anne Desbaresdes me quitte ; elle n’a plus besoin de moi.
